Salvia Santé

Clinique Saint-Faron Clinique de Tournan Polyclinique de la Forêt

Chirurgie vasculaire

Praticiens

La chirurgie vasculaire est la chirurgie des vaisseaux, artères et veines,à l'exclusion des vaisseaux intracrâniens et coronaires:


  • la Chirurgie artérielle: elle traite les occlusions artérielles aiguës (ischémie aigüe de membre) et chroniques (artériopathie oblitérante), et les anévrismes artériels.

  • la Chirurgie veineuse: elle traite les problèmes d'insuffisance veineuse chronique responsables des varices.




L’ARTERITE (ARTERIOPATHIE DES MEMBRES INFERIEURS)



Qu’est ce que l’artérite des membres inférieurs ?

Il s’agit de l’accumulation de lipides et de corps gras au sein de la paroi de l’artère, ce qu’on appelle l’athérome.
Quand cette plaque devient importante et occupe une grande partie de la lumière de l’artère (intérieur de celle-ci), il survient un frein au passage du sang vers les jambes et les pieds.



Quels sont les symptomes ?

Le rétrécissement de la lumière de l’artère entraîne le plus souvent une gêne à la marche, la douleur survenant pour un certain périmètre de marche. Plus les lésions sont sévères, et plus le périmètre de marche peut se restreindre.

A un stade plus avancé, la maladie peut évoluer vers des douleurs permanentes et éventuellement vers des lésions cutanées (ulcères) voire la nécrose (gangrène).



Quels sont les traitements ?

Il existe un traitement médical et un traitement chirurgical.

Le traitement médical associe la marche quotidienne, l’arrêt du tabagisme, et la prise d’un antiaggrégant plaquettaire et d’une statine.



Le traitement chirurgical peut consister en :


  • La dilatation avec éventuellement la pose d’un stent par voie endovasculaire c’est à dire par l’intérieur du vaisseau sans avoir à clamper et ouvrir l’artère.

  • L’endarteriectomie : cette intervention consiste à clamper l’artère, à l’inciser et à extraire la plaque d’athérome de celle-ci puis à la refermer généralement sur un patch prothétique.


  • Le pontage : il consiste à réaliser un bypass ou court-circuit afin de contourner la zone d’artère malade, permettant d’amener du sang au delà des lésions artérielles afin de vasculariser le membre.



Quelles autres mesures faut- il associer ?

Il faut traiter les autres facteurs de risques cardio-vasculaires, et dans tous les cas mettre un terme définitif au tabagisme.



L’ANEVRYSME DE L’AORTE ABDOMINALE



Qu’est ce qu’un anévrysme aortique ?

Il s’agit d’une dilatation des paroi de l’aorte abdominale, gros vaisseaux donnant la vascularisation des membres inférieurs et de l’abdomen.

Cette dilatation est due à une perte d’elasticité de la paroi artérielle, et l’évolution se fait inéluctablement vers l’augmentation de diamètre, on ne peut au mieux qu’espérer en stabiliser la taille par le traitement médical.



Quel est le risque évolutif ?

L’anévrysme allant vers l’augmentation de taille, le risque essentiel est la rupture de l’anévrysme, qui est une complication grave et à très fort taux de mortalité.

C’est la raison pour laquelle lorsque l’anévrysme atteint une taille significative, il est primordial de le traiter avant la rupture.



Quels sont les symptomes ?

Le plus souvent, la découverte est fortuite, c’est à dire par hasard lors d’un examen de routine abdominal (echographie ou scanner).
Si vous êtes un homme de plus de 60 ans, un dépistage peut vous être proposé.



Quels sont les traitements ?

Le traitement est chirurgical.



Il est de 2 types :


  • Un traitement endovasculaire mini- invasif qui consiste à implanter un stent couvert via les artères fémorales (traitement « par l’intérieur ») et qui permet d’exclure l’anévrysme, c’est à dire que celui-ci n’est plus alimenté par la circulation et va donc se thromboser c’est à dire s’occlure.

    Un tel traitement est toutefois soumis à des contraintes anatomiques morphologiques, expliquant qu’il ne peut forcément être proposé à tout patient.

    Il imposera en outre une surveillance régulière par scanner et echo doppler afin de verifier l’absence de dysfonctionnements (fuites)


  • Un traitement chirurgical « traditionnel » : il consiste à clamper l’aorte et ouvrir l’anévrysme pour le remplacer par une prothèse tissulaire. C’est le traitement historique de cette pathologie qui a largement fait ses preuves, mais qui impose une intervention plus longue et, en général, une laparotomie (ouverture de la paroi abdominale).



STENOSE CAROTIDIENNE



De quoi s’agit-il ?

Il s’agit du dépôt d’athérome au niveau de l’artère carotide qui vascularise le cerveau.

Ce dépôt lipidique entraîne un rétrécissement localisé de l’artère carotide.



Quels sont les symptomes ?

La lésion peut être asymptomatique si la plaque n’a jamais donné lieu à une embolie ou une thrombose.

La plaque peut se rompre, et être responsables de micro fragments envoyés vers la vascularisation distale du cerveau, occasionnant alors un accident vasculaire cérébral dont les conséquences peuvent être graves.



Comment en faire le diagnostic ?

Généralement, un écho doppler permet d’en faire le diagnostic.

En cas d’intervention prévue, un angioscanner ou un angio IRM seront nécéssaires.



Quels sont les traitements ?

Dans tous les cas, un traitement anti-aggrégant plaquettaire (Kardegic ou Plavix) est indispensable et ce de façon définitive.

Le traitement chirurgical consiste à extraire la plaque d’athérome de l’intérieur de l’artère (endarteriectomie).

Cette intervention peut se dérouler sous anesthesie loco-régionale (le patient reste éveillé) et en cas de mauvaise tolérance au clampage carotidien, elle peut imposer l’utilisation d’un système de dérivation (shunt) permettant de vasculariser le cerveau pendant le temps de la procédure de réparation artérielle.




LES VARICES



Que sont les varices ?

Il s’agit d’une dilatation des veines qui augmentent de calibre et prennent souvent un caractère tortueux, souvent inesthetiques.

Cela est du à une altération de la paroi de la veine, et à une dilatation de celle-ci. Les valvules veineuses qui permettent au sang veineux de remonter des pieds vers le cœur deviennent défaillantes, et il existe alors un phénomène de reflux ou surcharge, le sang ayant tendance à retomber vers les jambes, expliquant les symptomes rencontrés.



Quels sont les symptomes ?

Lourdeurs de jambes, oedeme, prurit (besoin de se gratter), paquets de veines dilatées et sinueuses (paquets variqueux), eczéma, ulcère à l’extrême.

Les symptomes sont aggravés par la position debout et en période de chaleur (été) et amélioré par la position allongée.



Quel est le traitement ?

Le port de bas de contention est indispensable.

En cas de varices très modestes, une sclérose écho guidée (sous échographie) peut être proposée, avec toutefois la nécessité de séances répétées et un risque de récidive.



Le traitement chirurgical consiste à retirer les paquets variqueux par de courtes incisions étagées (phlébectomies) et éventuellement à retirer dans une portion plus ou moins importante la veine saphène qui est souvent mais pas toujours en cause dans la maladie variqueuse, on réalise alors un stripping ou eveinage (ablation de la veine saphène).





L’intervention est réalisée en ambulatoire le plus souvent sous anesthesie générale ou locorégionale.

Il survient assez souvent des hématomes et possiblement des douleurs mineures en post opératoire, qui disparaissent sous 3 à 4 semaines généralement.